Culturespaces mise sur les nouvelles technologies et une programmation moderne pour ses deux nouveaux sites culturels parisiens. Visite en avant-première avec Bruno Monnier, Président de Culturespaces.

Avec une exposition consacrée à Ben Vautier, Culturespaces dessine un nouveau musée Maillol

 

En accord avec Olivier Lorquin, le Président du musée Maillol – qui avait provisoirement fermé ses portes en 2014 – Culturespaces a signé un partenariat pour l’organisation de ses expositions temporaires. La programmation, « résolument moderne et contemporaine », débutera par une exposition sur Ben Vautier en septembre. « C’est une figure majeure de la scène contemporaine en France, un artiste résolument original qui n’avait pourtant encore jamais eu de rétrospective digne de ce nom dans un musée parisien. Au delà de sa dimension artistique, il propose une philosophie qui récuse la pensée unique et je suis très heureux que nous puissions présenter toute la richesse de son oeuvre ». Cette première rétrospective qui durera 4 mois sera suivie par d’autres expositions d’art moderne et contemporain, avec une recherche de thématiques originales et un rythme de deux à trois expositions par an. En outre, Bruno Monnier indique que la collection permanente sera également réaménagée. « Cette réouverture a été l’occasion pour Olivier Lorquin de créer de nouveaux espaces de présentation des oeuvres du peintre et sculpteur Aristide Maillol ». Par ailleurs, le Président de Culturespace indique que la librairie-boutique a été entièrement refaite, et qu’un nouveau café qui va permettre au public de « passer un moment privilégié dans un lieu où les artistes se sont succédés ».

 

Avec L’Atelier des lumières,  Paris se dote de la plus grande installation numérique au monde, au service de la diffusion culturelle

 

Forte de son succès aux Carrières de Lumières des Baux-de-Provence (600 000 visiteurs par an), Culturespaces monte d’un cran dans le développement de son concept AMIEX® (Art & Music Immersive Experience) et annonce l’ouverture prochaine du petit frère parisien des Carrières de Lumières : L’Atelier des Lumières. L’idée ? Miser sur la technologie numérique pour proposer aux visiteurs d’entrer totalement dans l’œuvre d’un artiste, le temps d’un spectacle grandiose où les chefs-d’œuvre numérisés s’animent, suivant une partition originale. « Ces spectacles numériques sont conçus pour investir d’immenses surfaces et c’est une véritable prouesse de voir des milliers d’images projetées s’accorder avec une telle harmonie pour habiller tout un lieu, du sol au plafond. Mais dès l’instant où résonne la première note de musique, la technologie s’efface pour laisser place à l’émotion.  » Avec L’Atelier des Lumières, le concept AMIEX® prendra place dans une usine désaffectée du onzième arrondissement et les images projetées dialogueront ici avec des éléments industriels (cheminées, citernes…) sur plus de 2000 m2. « Dans une approche qui renouvelle notre regard sur les grands noms de l’histoire de l’art, nous invitons le visiteur à vivre une expérience dynamique, où les images bougent en même temps que lui au rythme de la musique. Et pour que l’immersion soit totale, des casques audio diffuseront un son spatialisé », précise Bruno Monnier.

Architectes, décorateurs, metteurs en scène et équipes techniques des Baux-de-Provence vont travailler ensemble à la construction de cette installation qui durera un an, et dont le budget est estimé à plus 10 millions d’euros. Bruno Monnier annonce que deux spectacles y seront présentés chaque année : l’un mettra à l’honneur les grands noms de l’histoire de l’art, et l’autre, plus court, offrira une tribune d’expression à des artistes actuels. La programmation sera renouvelée chaque année. L’ouverture de l’Atelier des Lumières est prévue pour fin 2017 – début 2018.

 

Le mot de la fin ?

 

« Avec plus de 12 millions d’habitants et de 45 millions de touristes par an, Paris est l’une des capitales mondiales de la culture. Nous sommes impatients d’ouvrir ces deux nouveaux sites qui n’hésitent pas à bousculer les codes de la diffusion culturelle pour venir enrichir cette offre unique. Nous continuerons d’insister, à Paris comme ailleurs, sur le numérique, qui permet de faire venir à l’art des publics qui ne l’avaient jamais approché ».

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